27.04.2012

Quand nos propos ne sont pas ou mal relayés, exprimons-nous!

Le contexte électoral dans lequel nous nous trouvons depuis quelques semaines exacerbe les rivalités et pousse la droite et une certaine presse aux mains de celle-ci dans un jeu dangereux. Les propos tenus par le Parti socialiste et/ou ses représentant-e-s ont été détournés, sortis de leur contexte et ce malgré des demandes de démentis et clarifications.

Aujourd'hui, il me semble important de clarifier les choses en vous rappelant la position du parti socialiste et de tous ses représentant-e-s, telle qu'exposée publiquement dès l'annonce de la fermeture du siège genevois de Merck Serono :

  • Le parti socialiste est solidaire des 1250 collaboratrices et collaborateurs touché-e-s par la fermeture du siège de Merck Serono. Ces derniers font clairement les frais de choix économiques douteux et d'une irresponsabilité sociale sans précédent. Il pense aussi à toutes celles et tous ceux - qui se dénombrent par centaines - qui travaillent pour des entreprises externes et qui seront touché-e-s par cette délocalisation.
  • Le chiffre d'affaire réalisé par le groupe allemand, dont fait partie la maison genevoise Merck Serono, a en effet dépassé, en 2011, 12 milliards de francs, soit un montant record pour le groupe! Par ailleurs, les actionnaires ont récemment vu le montant de leurs dividendes augmenté de 25% : c'est ainsi 272 millions de francs qui leur ont été versés.
  • N'aurait-il pas été plus judicieux de protéger les employé-e-s, d'investir dans la recherche et le développement industriel, plutôt que de mettre en péril, puis sabrer un centre de recherche et développement, fleuron de l'industrie genevoise ?

Je vous rappelle également que la situation de Merck Serono illustre parfaitement la fragilité de la politique économique menée par le canton de Genève. En utilisant la fiscalité comme un outil de promotion économique, le canton favorise l'implantation à Genève d'entreprises volatiles, qui ne s'intègrent pas durablement sur le territoire. Cette politique est dénoncée depuis de nombreuses années par le parti socialiste. Dénonciation à laquelle se rallie une grande partie des Genevois-es comme l'atteste le succès de nos initiatives fiscales.

Face à l'échec du modèle capitaliste, face à la force de notre position et à la qualité de notre candidate au Conseil d'Etat, les partis bourgeois s'inquiètent et cherchent à nous déstabiliser.

Aujourd'hui, les attaques que subit le parti socialiste ne doivent pas nous faire oublier nos priorités : l'heure est à la mobilisation ! Dans ce cadre, le parti socialiste fait front commun avec les syndicats et l'ensemble de la gauche. Pour faire pencher la balance du côté des employé-e-s, se mobiliser contre la fermeture et cas échéant exiger des compensations dignes de ce nom.

Romain de Sainte Marie, Président

24.04.2012

Fermeture de Merck Serono: Le choc!

Réaction à chaud

grandegueule.jpgLe Conseil d'Etat parle d'un "séisme" pour Genève. Merck Serono ferme. 1'300 emplois tombent. L'incertitude pour les sites de production dans les autres endroits en Suisse. Toutes nos pensées vont bien évidemment aux employé-e-s et à leur famille qui se retrouvent dans l'incertitude du chômage.

Cette situation n'est pas à confondre avec celle de Novartis à Prangins qui avait un site rentable et malgré tout considérait relocaliser. En effet, Merck Serono fait face à un enjeu de renouvellement et d'innovation industriels.

Cela étant une question se pose sur les choix stratégiques de cette entreprise. Merck Serono ne vient pas d'apprendre qu'elle faisait face à cet enjeu de taille et savait que son avenir s'annonçait sombre. Pourtant, l'entreprise a augmenté le montant des dividendes à hauteur de 20% de la valeur d'action versé aux actionnaires, correspondant à 272 millions à verser. (voir le lien: http://votreargent.lexpress.fr/bourse/fiches-valeurs/actualite_dep.asp?id=154620)

N'aurait-il pas été plus judicieux de protéger les employé-e-s, investir dans la recherche et le développement industriel, plutôt que de mettre en péril, puis sabrer un outil de production et de recherche?

Voici ce qui est, aux yeux de la gauche, un méfait du capitalisme et aux yeux de la droite un mal nécessaire du marché: préférer l'intérêt du capital à celui du travail... quand nous avons parlé de dépasser le capitalisme dans notre programme en 2010, voilà un exemple de ce que nous entendons: inverser l'ordre des priorités entre la valeur argent et la valeur travail.

Selon des informations obtenues, 800 emplois passeront à la trappe. Les 500 autres auront le choix entre Beijing, Darmstadt et Aubonne. Ce qui correspond à la stratégie du Conseil exécutif cité dans l'article: (citation) "Nous poursuivront notre stratégie d'internationalisation en nous concentrant toujours sur l'Amérique du Nord et sur l'Asie', affirme à cette occasion le président du conseil exécutif, ajoutant qu'une 'allocation optimale des capitaux et la gestion des coûts figureront au sommet' de ses priorités." (fin de citation:http://votreargent.lexpress.fr/bourse/fiches-valeurs/actualite_dep.asp?id=154620)

"L'internationalisation"... Encore un écueil qui affaiblit l'Europe et la Suisse et contre lequel les gouvernements semblent ne rien vouloir entreprendre de sérieux...

Arnaud Moreillon, Secrétaire général

Nadia Hassene, Secrétaire générale adjointe

27.02.2012

OUI au mercredi matin à l'école

affiche JS.JPGBien sur tous les yeux se tournent vers le DCTI et son siège laissé vacant par la démission de Mark Muller. Le PS genevois est prêt à relever le défi d'une élection partielle, mais avant cela la population genevoise est appelée à se prononcer le 11 mars sur de nombreux objets fondamentaux pour la société de demain, dont le retour d'une semaine d'école sur 4.5 jours.

Je dirai OUI au mercredi matin à l'école parce que même si l'école ne peut effacer toutes les inégalités, elle en corrige un certain nombre, parce que je veux les 20 millions pour l'instruction publique, dont 4 iront au cycle élémentaire (4 à 7 ans), parce que j'ai confiance que les enseignant-e-s, qui ont un métier de vocation, sauront utiliser ces 4 heures supplémentaires dans l'intérêt des élèves, parce que plus de temps pour apprendre, c'est donner plus de chances à tou-te-s.

Il faut rappeler ici que le Grand Conseil a voté l'intégration de Genève à l'harmonisation scolaire intercantonale en Suisse qui a donné naissance au plan d'étude romand (à 71 voix contre 5). Ceci induit davantage de contenus (plus de français, d'allemand, l'introduction de l'anglais, du développement durable et de l'informatique) comme l'a décidé le Grand Conseil. L'école évolue pour aider les élèves à développer les outils pour trouver une place dans la société qu'ils participeront à construire comme adultes. Lui arracher ces 20 millions reviendrait à l'empêcher de mener sa mission à bien et par là, mettre en péril l'avenir des enfants.

La seule autre option serait de densifier la matière sur le même nombre d'heures, ce qui laisserait sur la touche de plus nombreux élèves, sacrifierait les disciplines artistisques et mettrait les classes sous une pression intenable.

Samedi, j'étais dans la rue et j'ai beaucoup échangé avec de nombreuses citoyen-ne-s. Ce qui est frappant dans cette votation, c'est que chaque individu se concentre sur son expérience personnelle, son organisation familiale, mais peu réfléchissent au niveau du bien-être collectif, du contexte dans lequel le Canton de Genève se situe aujourd'hui en matière d'instruction publique, des inégalités montantes et de la précarité de nombreux enfants pour qui l'école est un soutien dont le poids relatif est autrement plus important que dans des milieux plus favorisés.

Et comme l'affiche de la JS m'a bien fait rire, je la mets pour illustrer cette note.

Arnaud Moreillon, Secrétaire général